Lettre à l’église de Sardes : obéis et change !

Apocalypse 3:1-6

La ville de Sardes, autrefois riche et prospère, n’est plus qu’une ville morte à l’époque de l’apôtre Jean. Elle vit sur le renom de son passé. A la splendeur de son luxe a succédé le déclin et l’assoupissement. Et c’est le reproche qui est fait à l’Eglise de Sardes: se croire vivant en pensant au passé alors que l’Eglise tombe petit à petit dans un état de mort spirituelle.
Il peut en être de même pour nous. Si nous considérons que nous sommes, globalement, des bons chrétiens et que nous imaginons être assez bien, nous glissons vers l’assoupissement spirituel. L’ordre qui est donné dans ce passage, “Obéis et change”, ne doit pas être entendu de façon vague et imprécise : il ne s’agit pas d’essayer de faire mieux ou de d’être un peu mieux. Il s’agit d’être fidèle même dans les petites choses, de “ne pas salir ses vêtements” (v.4). Dans ce passage, Jésus-Christ appelle l’Eglise (et chacun de nous) à laisser l’Esprit le conduire à chaque instant, à être fidèle dans chaque aspect de nos vies (aussi anodins soient-ils). Il y a un danger majeur à considérer nos vies et nos églises de façon globale : globalement, nous faisons le bien, et globalement, nous serons sauvés. L’ordre donné ici (“obéis et change”) représente un défi précis et concret : laissons aujourd’hui le Saint Esprit remplir nos vies et diriger chacun de nos pas, afin que nous soyons fidèles en toutes choses, refusant de salir nos vêtements.